Le blog des journées ordinaires se trouve ici

lundi 27 avril 2020

Champion


Ce matin dans le jardin, l'oreille est arrêtée par un pépiement suraigu, puis par le frottement des plumes sur le zinc de la gouttière... Oui , oui : un éclaireur est là, pour faire le tour du nid oublié pendant la mauvaise saison. 

Après des milliers de kilomètres, leurs rondes hurlantes vont arriver bientôt et animer le ciel désormais presque vide. On ne les attendait jamais autant !

Confinement, vous parliez de confinement ?




samedi 25 avril 2020

La cathédrale des savoirs



Un des plus anciens établissement d'enseignement supérieur - fondé en 1530, le Collège de France vient d'indiquer qu'il a mis en ligne 10 000 documents audiovisuels, comprenant tous les cours des toutes disciplines.

Institution tout à fait originale, publique, elle dispense des cours d'excellence dans tous les champs de la connaissance. On peut assister à ses cours sans inscription et tout à fait gratuitement.

Voici une belle danseuse de la République. Non ?





vendredi 24 avril 2020

La playlist de la journée : la musique de l'ennemi (Musique de la Cour des Habsbourg)

Plus d'une heure et demi de pur enchantement : cet enregistrement déjà ancien est un rêve baroque.

La cour de Vienne, celle des Habsbourg, était celle des principaux ennemis de Versailles. Le mariage de Marie-Antoinette et de Louis XVI permettra au final de rapprocher les deux éminentes forteresses monarchiques, mais cela s'est mal fini. 

Entre temps, les sommités musicales reconnues à Vienne, l'anti-Versailles, étaient parfaitement inconnues ici, dont parmi elles Schmelzer et Fux, découverts à cette occasion.

La musique est légère, élaborée, harmonique, finement harmonisée et les instruments à vent se taillent la part du lion. Nous sommes très éloignés des pompes fastueuses orchestrées notamment par Lully, qui plaisaient tant à nos Louis.

Cette musique est un enchantement si on aime le baroque, entendue deux fois tant elle le vaut.

Pour l'anecdote, qui met un peu d'intérêt supplémentaire, Nikolaus Harnoncourt, mondialement connu comme Pape des interprétations sur instruments anciens, est un descendant direct de François 1° du Saint Empire, qui régnait à l'époque à Vienne (1745-1765), héritier du titre d'Empereur romain d'occident. Il était aussi Duc de Lorraine et de Bar (Bar le Duc) et né à Nancy. A l'époque, la Lorraine était pays étranger. Raison plus pour attiser les haines contre Vienne, dont la banlieue arrivait quasiment jusqu'à Revigny sur Ornain. Drôle, non ?

Revenant à la musique, voici un extrait pour se donner une idée.



For the record

Photo reprise ce jour sur le compte twitter de Laurence Haim, correspondante internationale à Washington DC.

Son commentaire :
Un film? Non.Juste les News
Nancy Pelosi au congrès ce Jeudi
Photo exceptionnelle faites par Win McNamee/Getty Images



jeudi 23 avril 2020

Les artistes du confinement (7) : Pieter de Hooch

Pieter de Hooch, né à Rotterdam, mort à Amsterdam, fait corps avec le XVII° siècle hollandais, que l'on dénomme le Siècle d'or. On sortait d'une longue période d'insécurité liée aux guerres européennes. Pieter de Hooch suit le mouvement général : s'occuper enfin de ses intérieurs, de ses enfants, de sa famille.

Ses scènes de genre sont exemplaires, maîtrisées et équilibrées, jusque dans la perspective du carrelage.









On recense 370 tableaux qui lui sont attribués. On en trouvera une sélection ici. Beaucoup sont exposés dans les plus grands musées d'Europe et des Etats Unis, mais on trouve aussi pas mal de collections particulières, sans doute des acquisitions anciennes, remontant au temps où Pieter de Hoogh n'était pas si coté, ayant été surclassé très longtemps par Vermeer de Delft.

mercredi 22 avril 2020

Mise à jour




Les séries du confinement (4)

Deux séries arrivées récemment, totalement différentes

The Tales of the Loop : nous sommes dans une mise en oeuvre très sobre, sans doute héritée de l'auteur suédois qui a fourni la narration, presque grise, étonnante quand même, puisqu'il s'agit bien d'une production américaine. 

Encore plus étonnant, la narration se passe à Mercer, au fin fond de l'Ohio. Qui aurait pu l'idée de situer l'action à Mercer (même si les tournages ont eu lieu au Canada, à Winnipeg) ? Le fait est déjà étrange.

Nous sommes dans du fantastique scientifique du quotidien de bon aloi, dans la veine de Black Mirror. Une mention particulière pour la photographie, particulièrement soignée.



En total contraste, La Casa de las Flores, série mexicaine, que l'on peut étiqueter comme comédie familiale noire. Le Mexique est partout : une langue espagnole exubérante, des personnages hauts en couleur, des situations abracadabrantes, des plateaux dégoulinants d'accessoires et de motifs.  Et des couleurs, des couleurs, des couleurs ! 

Deux mentions particulières : d'une part, la bande originale, faite de classiques du repertoire de la chanson hispanique et d'autre part, les décors. On a presque envie de visionner la série une deuxième fois, rien que pour les regarder de plus près.

Deux saisons sont disponibles, la troisième étant attendue demain.