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lundi 20 avril 2020

La playlist du jour : Sylvius Leopold Weiss

Silvius Leopold Weiss est le maître total du luth, même s'il a composé aussi des pièces pour flute. Tout comme celle de Bach, dont il est un contemporain - ils sont morts tout les deux en 1750 - sa musique est magnifiquement structurée, savante, recherchée tout en étant très sobre. 

Un régal pour l'esprit et l'oreille, compte tenu des horreurs dont on les abreuve par ailleurs. Dresde est sa ville de référence : une raison plus d'aller un jour la visiter. Le plus tôt sera le mieux, non ?





dimanche 19 avril 2020

Mise à jour




Memorabilia - April 2020,19

Dans un ciel quasi désert, un monstre aérien dépose 150 tonnes de masques (8 millions d'unités) et de matériel médical venant de Chine. Tous les détails sont ici.






samedi 18 avril 2020

Perles musicales (la suite) : J.S. Bach - "Sanfte soll mein Todeskummer"

Il y a un certain temps, le blog général avait entamé un grand cycle musical Perles musicales comptant à ce jour un peu moins de trentaine d'airs. Il est temps de le compléter. 

Voici donc une aria découverte dans l'Oratorio de Pâques de Bach (BWV 249  pour les spécialistes); C'était de saison.

Le ténor figure Saint Pierre, le premier disciple, et les flutes à bec apportent une douceur et une sérénité à ce morceau, reprenant d'ailleurs les paroles. Sanft, doux, est le premier mot du texte. Les textes sont en général repris des écritures sacrées et remises en forme par des écrivains ou poètes de langue allemande.

Les cantates de Bach sont merveilleuses pour cela : le compositeur puise notamment son orchestration et son tempo dans les textes qui lui sont soumis. Sans oublier qu'il devait en composer une par semaine pendant si longtemps, comme Cantor de l'Eglise St Thomas de Leipzig. Un vrai sacerdoce !

Le texte est le suivant :

Sanfte soll mein Todeskummer,
Mon chagrin mortel peut maintenant s’adoucir,

Nur ein Schlummer,
N’être plus qu’un sommeil,

Jesu, durch dein Schweißtuch sein.
Jésus, au travers de ton linceul.

Ja, das wird mich dort erfrischen
Oui, cela est vraiment sujet à me donner réconfort,

Und die Zähren meiner Pein
Et les pleurs de mon tourment

Von den Wangen tröstlich wischen.
À essuyer de mes joues de façon consolante.

Voici une version moderne "live" de référence.


Voici une version enregistrée, par le ténor britannique Ian Bodstridge, dont la douceur de la voix est en parfaitement accord avec l'aria.
 

Et voici un enregistrement historique de 1958; On peut en trouver plusieurs autres sur YouTube.





mardi 14 avril 2020

Les artistes du confinement (6) : Nan Goldin

Américaine vivant en Europe, Nan Goldin fait partie du panthéon photographique - sans doute à son corps défendant - et on a rencontré son travail singulier ici et là depuis plusieurs décennies désormais.

A chaque fois, il apporte énormément du point de vue esthétique, mais aussi vital et humain. Sans doute parce qu'elle donne beaucoup, compte tenu de son implication personnelle et de l'extrême proximité de ses modèles.

Cette grande artiste est pourtant capable de se faire oublier, même dans des espaces confinés, pour y restituer l'essentiel de l'époque et de ses acteurs, souvent côté ombre.