Journal ouvert le 22 mars 2020, clos le 10 mai, rouvert le 29 octobre, clos à nouveau le 14 décembre 2020
vendredi 8 mai 2020
mercredi 6 mai 2020
Les artistes du confinement (9) : Pieter Claesz
Nous sommes encore dans le siècle d'or hollandais. Pieter Claesz n'a peint que des natures mortes, mais bien plus sobres et dépouillées que celles de Heem, dont il est un contemporain.
Il offre un échantillon parfait de la vaisselle de l'époque, et ses tables dépouillées lui permettent de jouer avec les reflets.
Pieter Claesz est un artiste du quotidien, mais parfait dans son genre.
On peut trouver une partie de ses tableaux sur cette page.
mardi 5 mai 2020
lundi 4 mai 2020
dimanche 3 mai 2020
Playlist du jour : Idir
Concert du 4 janvier 2018 à Alger. Hamid Cheriet, dit Idir, est mort hier. Il portait haut la culture berbère.
Voici les paroles de sa chanson fétiche en langue berbère (Tamazight), avec la traduction. Cette langue peut utiliser l'alphabet latin, arabe ou un alphabet spécifique (Tifinagh, ⵜⵉⴼⵉⵏⴰⵖ , voir en fin de publication); En Algérie, le Tamazight est transcrit souvent en alphabet latin, comme ci-dessous.
A Vava Inova (Mon Petit Papa)
Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi
Amghar yedel deg wbernus
Le vieux enroulé dans son burnous
Di tesga la yezzizin
A l'écart se chauffe
Mmis yethebbir i lqut
Son fils soucieux de gagne pain
Ussan deg wqarru-s tezzin
Passe en revue les jours du lendemain
Tislit zdeffir uzetta
La bru derrière le métier à tisser
Tessallay tijebbadin
Sans cesse remonte les tendeurs des fils
Arrac ezzin d i tamghart
Les enfants autour de la vieille
A sen teghar tiqdimin
S'instruisent des choses d'antan
Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi
Tuggi kecment yehlulen
La neige s'est entassée contre la porte
Tajmaât tettsargu tafsut
L'"ihlulen" (la bouillie) bout dans la marmite
Aggur d yetran hejben
La "tajmaât" (l'assemblée locale) rêve déjà au printemps
Ma d aqejmur n tassaft
La lune et les étoiles demeurent claustrées
Idegger akken idenyen
La bûche de chêne remplace les claies
Mlalen d aït waxxam
La famille rassemblée
I tmacahut ad slen
Prête l'oreille au conte
Txilek elli yi n taburt a Vava Inouva
Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
Ccencen tizebgatin-im a yelli Ghriba
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Ugadegh lwahc elghaba a Vava Inouva
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
Ugadegh ula d nekkini a yelli Ghriba
O fille Ghriba je le crains aussi
O fille Ghriba je le crains aussi
.
On ne résiste pas à ajouter la graphie inaccoutumée du Tifinagh.
Cet alphabet rappelle l'ancien alphabet phénicien
samedi 2 mai 2020
Le cimetière des Empires : l'Afghanistan
Il faut s'intéresser à cette planète étrange qu'est l'Afghanistan, évoquant peu de choses précises, mais fascinantes, historiquement et géographiquement capitales : Cyrus le Grand, Alexandre le Grand, Gengis Khan, la Bactriane et la Sogdiane, l'Hindou Kouch et le fleuve Amou-Daria... sans parler de Zarathoustra, l'ensemble abreuvant une histoire récente tumultueuse et tragique. Et ce n'est pas fini.
C'en est l'occasion avec le magnifique travail présenté sur Arte en quatre parties sur l'Afghanistan, commençant par les années 1960 avec le règne du roi Mohammed Zaher, alternant énorme documentation - photographique, audio, cinématographique - et interventions d'acteurs du temps.
On a pu dénommer ce pays comme le cimetière des Empires : bordé d'Empires ou envahi par les Empires, il fut aussi tous leur plaie suppurante. On en sait encore quelque chose.
Péché originel
La question des masques de protection contre le virus sera le péché originel du mauvais traitement de l'épidémie : habiller la pénurie avec de vaines arguties qui ont fait long feu. En période de crise, il ne faut pas tricher avec la réalité, sauf à être sanctionné fortement par l'opinion.
Voici, en sévère retour de bâton, le communiqué cosigné par l'ensemble des Conseils de l'ordre des professions de santé d'avant hier. C'est malin.

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